Demande existante contre demande en formation
Sur Google, la personne sait ce qu'elle veut acheter et compare. C'est le bas du tunnel : l'intention d'achat est forte mais la concurrence l'est aussi, avec des enchères parfois élevées sur les requêtes les plus disputées. Sur Pinterest, la personne cherche de l'inspiration : elle n'a pas toujours encore choisi un produit, ni même une marque. Vous intervenez plus tôt, quand elle est encore ouverte à la suggestion.
Pour une marque qui existe peu en notoriété, c'est un avantage : sur Google, il faut que quelqu'un tape déjà le bon mot ; sur Pinterest, vous pouvez créer l'envie à partir d'un visuel.
Comparaison point par point
| Critère | Pinterest Ads | Google Shopping |
|---|---|---|
| Moment du parcours | Inspiration et planification | Comparaison et décision |
| Ce qui fait le clic | Un visuel qui donne envie | Un produit, un prix, un avis |
| Besoin d'un flux produit | Facultatif pour démarrer (campagnes de conversion classiques) | Indispensable : le flux est la base |
| Travail créatif | Fort : visuels verticaux lifestyle | Faible : photos produit propres |
| Concurrence sur les enchères | Moins saturée sur les produits visuels | Forte sur les requêtes populaires |
| Délai avant résultats | Plus long, algorithme lent | Plus rapide sur des requêtes d'achat |
| Durée de vie du contenu | Un pin peut continuer à travailler longtemps | Tant que l'enchère tourne |
Le point de départ technique n'est pas le même
Pour Google Shopping, tout passe par le flux produit : sans flux propre et accepté, rien ne diffuse. Pour Pinterest, beaucoup de boutiques pensent à tort qu'elles sont bloquées parce que leur catalogue est refusé (« commerçant non approuvé »). Ce refus concerne l'équivalent du Shopping, pas les campagnes de conversion classiques, qu'on peut lancer sans catalogue. L'obstacle réel est ailleurs : dans mon expérience, Pinterest veut avoir vu au moins une conversion venir de votre site avant de diffuser, et la balise de suivi doit être bien branchée. Détails dans Pinterest Ads pour Shopify.
Quel canal selon votre situation
- Marque peu connue, produit visuel : commencez par Pinterest, où la créa fait le travail de découverte.
- Produit déjà recherché sur Google (marque établie, produit connu) : Google Shopping capte une demande qui existe déjà.
- Catalogue large avec flux propre : Google Shopping est naturel, Pinterest complète sur la découverte.
- Budget serré : choisissez le canal où vous pouvez produire le plus de créas utiles. Pour la plupart des marques visuelles, c'est Pinterest.
Exemple : le même produit sur les deux canaux
Prenons une boutique de décoration qui vend une lampe à 80 €. Sur Google Shopping, la requête « lampe de chevet bois » cible quelqu'un qui compare déjà des modèles : fort potentiel de conversion, mais enchères disputées par les gros acteurs. Sur Pinterest, la même lampe peut être découverte dans un tableau « idées chambre cocooning » par quelqu'un qui n'a pas encore choisi de modèle, avec un coût de diffusion plus faible, mais un parcours plus long.
Les deux ne se cannibalisent pas : la personne découvre la lampe sur Pinterest, retient la marque, puis la retrouve plus tard sur Google. C'est pourquoi un canal peut sembler moins rentable dans son propre tableau de bord tout en aidant l'autre.
Les erreurs de comparaison à éviter
- Comparer le ROAS d'un canal de dernier clic (Google) à celui d'un canal de découverte (Pinterest) sans nuance.
- Couper Pinterest parce que Google affiche plus de ventes, alors que Pinterest alimentait la notoriété de marque.
- Lancer Google Shopping avec un flux produit mal optimisé, puis conclure que le canal ne marche pas.
- Dépenser les deux budgets sans suivi cohérent des conversions.
Ce qu'il faut mesurer pour comparer honnêtement
Comparer le ROAS affiché de Google Shopping et celui de Pinterest conduit souvent à de fausses conclusions : Google capte fréquemment la dernière étape d'un achat déclenché ailleurs. Regardez plutôt le chiffre d'affaires global et le coût d'acquisition de l'ensemble avant et après l'ouverture du canal. Et vérifiez votre seuil de rentabilité avant toute décision : le calcul est détaillé ici.
Questions fréquentes
Non, ils sont complémentaires. Google répond à une demande déjà formulée, Pinterest nourrit une envie qui se forme. Beaucoup de marques utilisent les deux.
Pas pour démarrer avec des campagnes de conversion classiques. Le catalogue sert aux campagnes Shopping, et son refus ne bloque pas le lancement des autres campagnes.
Cela dépend des requêtes et du marché. Les requêtes très disputées sur Google peuvent coûter cher ; Pinterest est souvent plus abordable en diffusion sur les produits visuels, mais demande plus de créas.
Par le canal où votre produit a le plus de chances d'être découvert : Pinterest si le produit se montre, Google si le produit est déjà cherché par son nom ou sa catégorie.
Souvent oui, avec des adaptations : les deux plateformes demandent des champs similaires. Pinterest accepte aussi les campagnes de conversion classiques sans flux, ce qui permet de démarrer plus simplement.